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La forge-musée d’Etueffont

La forge musée d’Etueffont présente le lieu de vie et de travail de quatre générations de forgerons, maréchaux-ferrants et paysans : les Petitjean.

D’Eugène à César, de 1843 à 1977, les techniques et savoir-faire se sont transmis de père en fils.

Les Petitjean ont exercé leur art de manière différente, chacun s’adaptant à l’évolution de la demande et des techniques.

Eugène exerçait l’activité de maréchal-ferrant. Jules Petitjean, son fils, reprend en 1877 le fonctionnement de la forge et y développe l’activité de charronnage. Il y construit l’atelier du charron en 1878.

En 1907, Camille Petitjean lui succède. Au début, la forge continue à être une entreprise florissante, mais bientôt, face à la mécanisation agricole, les affaires déclinent. En 1918, alors même que la 1ère Guerre mondiale n’est pas achevée, Camille tente alors d’entreprendre la commercialisation d’écrémeuse mécanique ou encore de voiture hippomobile d’occasion, en vain. Il se spécialise alors, à partir de 1926, dans la fabrication de haches et met en avant son activité artisanale, jusqu’à sa mort.

Son fils, César, compris qu’il ne pourrait pas vivre de l’activité de la forge. Aussi se reconvertit-il dans la plomberie et le chauffage.

A la mort de son père, il reste quelques attelages de bœufs et vaches à ferrer, des petites réparations agricoles. C’est pour cela qu’il ne viendra que occasionnellement à la forge « de son père » jusqu’en 1977, date à laquelle il prendra sa retraite et cessera toute activité. César Petitjean vend ses ateliers et la maison d’habitation à la mairie d’Etueffont, qui, en 1981, en fait un musée, classé Musée de France.

 
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